Quand la grele frappe nos vignes ...
- domaine les marcels

- 24 juil.
- 2 min de lecture

Le mercredi 15 juillet, en fin d'après-midi, notre exploitation a été frappée par un violent orage de grêle. En seulement quelques minutes, des grêlons atteignant la taille d'une balle de ping-pong se sont abattus sur nos parcelles, laissant derrière eux un paysage meurtri.
Ce phénomène météorologique, aussi spectaculaire que destructeur, a touché de plein fouet nos vignes et nos oliviers mais aussi de nombreux amis exploitants compromettant une grande partie de la récolte de cette année.
Les grêlons, particulièrement gros, ont frappé sans distinction les grappes de raisin, les feuilles, les rameaux, mais aussi les jeunes olives.
En quelques instants, des mois de travail ont été durement mis à l'épreuve.
Les conséquences
La vigne
La vigne est une plante particulièrement sensible aux épisodes de grêle, surtout en pleine saison de croissance.
Les dégâts observés sont nombreux :
grappes éclatées ou totalement détruites ;
baies percées ou écrasées ;
rameaux cassés ;
feuilles lacérées, réduisant la capacité de la vigne à nourrir les raisins ;
blessures favorisant l'apparition de maladies comme le botrytis ou le mildiou.
Même les grappes qui semblent encore présentes pourront avoir des difficultés à arriver à maturité. Certaines sécheront, d'autres développeront des défauts qui empêcheront leur commercialisation.
Nos oliviers également touchés ainsi que nos arbres fruitiers et autres plantations
Les oliviers n'ont malheureusement pas été épargnés.
Les impacts ont provoqué :
la chute prématurée de nombreuses olives ;
des fruits marqués ou écrasés ;
des jeunes rameaux cassés ;
des blessures sur les arbres qui demanderont du temps pour cicatriser.
Une récolte ne se résume pas au jour des vendanges.
Depuis l'hiver, chaque parcelle fait l'objet d'une attention quotidienne : taille, entretien des sols, traitements lorsque cela est nécessaire, relevage des vignes, surveillance sanitaire, irrigation lorsque les conditions le permettent...
En quelques minutes seulement, un épisode climatique peut anéantir une partie de ces efforts.
C'est une réalité à laquelle les agriculteurs sont malheureusement de plus en plus confrontés avec la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes.
Même si une partie de la récolte est perdue, le travail continue. Notre priorité reste de préserver la santé des plantations pour préparer les prochaines saisons.
Être agriculteur, c'est accepter de travailler avec la nature, dans ses plus beaux moments comme dans ses plus difficiles.


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